L’agriculture sur le territoire

 

Les grands axes à discuter et défendre

 

• nous voulons développer l’agriculture biologique, sur le territoire de Concarneau,mais aussi sur CCA, où nous devons avoir une influence déterminante, avec le but de fournir les produits locaux frais et bio des cantines de la commune, et de CCA.

• sur Concarneau :

1) Nous devons rencontrer les agriculteurs établis sur la commune pour envisager avec eux leur activité actuelle, s’intéresser à leur production, à la destination de leurs produits, leur dire que la commune va privilégier l’agriculture locale et biologique, et qu’ils pourraient s’y intégrer progressivement, quand c’est compatible avec leur production.

2) La plupart des agriculteurs de la commune ont plus de 50 ans, certains sont sur le point de prendre leur retraite. Nous devons envisager avec eux ce qu’ils comptent faire de leurs terres.

3) Il nous faudrait repérer les terres agricoles non exploitées sur la commune afin de les acheter ou y installer de jeunes agriculteurs bio, afin de limiter aussi l’étalement urbain.

4) Chaque commune a le droit de préempter des terres agricoles, pour préserver la qualité de la ressource en eau. Si bien qu’elle peut installer sur ces terres des agriculteurs bio, elle est alors prioritaire sur les choix de la SAFER. (société d’aménagement foncier et d’établissement rural).

5) La commune peut acheter des terres et les louer ou les vendre à des agriculteurs bio. Elle peut aussi créer une régie municipale agricole via l’exploitation de terres agricoles communales, afin de d’approvisionner les cantines municipales, l’épicerie sociale et les associations redistributives. Les surplus éventuels pourraient être vendus à prix modéré aux personnes en difficulté financière. La régie fonctionnerait avec des agriculteurs salariés.

6) On pourrait installer des composts collectifs dans chaque quartier, gérés par les habitants et le service communal des espaces verts.

7) Il y a actuellement 3 jardins partagés sur la commune. Ils pourraient être plus nombreux. Plusieurs quartiers pourraient en bénéficier, en particulier les logements sociaux des Sables Blancs.

Nous voulons engager notre territoire vers l’arrêt des pesticides de synthèse.

 

Constat

La police spéciale encadrant l’utilisation des produits phytosanitaires, et donc des pesticides, appartient au Ministre de l’Agriculture. La police du maire ne peut s’y substituer. Le maire ne peut invoquer ici ni la libre administration des collectivités territoriales, ni le principe de précaution du code de l’environnement ou du code de la santé publique, ni la police municipale (bon ordre, sécurité, sûreté, salubrité publique).

Notre engagement

Pour autant, l’usage des pesticides est nuisible pour la santé et pour l’environnement. Afin de réduire leur impact, Concarneau Solidaire et Durable souhaite donc engager le territoirevers l’arrêt des pesticides de synthèse.

Nos 8 propositions

  1. Prise en charge du coût de la certification en Agriculture Biologique pour les agriculteurs sur une période de 3 ans. (800 euros maximum/an, tarif Ecocert) 2. Création d’un fond local d’investissement participatif pour l’acquisition de terres agricoles (habitants/collectivités…) afin d’installer de nouveaux agriculteurs en Bio

  • extension envisager sur CCA
  • partenariats avec structures type Terre de Liens.
    3. Demander systématiquement au préfet d’instituer un droit de préemption des surfaces agricoles situées dans tout ou partie des aires de captage d’eau potable pour la commune.(Article L 218-1 du code de l’urbanisme)

  • Objectif:développer une agriculture compatible avec la préservation de la qualité de l’eau dans ces zones.
    4. Rappeler et affirmer dans les instances où siègent nos élus notre volonté d’arrêter les pesticides de synthèse (SDAGE etc) 5. S’engager dans une gestion environnementale exemplaire des espaces contraints (terrains de sport, cimetières…) 6. Engager des actions fortes de sauvegarde des espaces de biodiversité et des zones humides, comme la conservation / restauration des barrières naturelles : haies, talus… 7. Développer les actions de sensibilisation auprès du grand public pour mieux appréhender les risques liés aux pesticides et encourager les démarches citoyennes. 8. Créer une cellule locale chargée de la médiation et de la prévention des conflits liés aux pesticides.