Newsletter #7 Recyclage et gestion des déchets

EDITORIAL

Le contenu de nos poubelles, de nos déchetteries sont  des révélateurs du rapport que nous entretenons à la consommation. Elles regorgent de produits, de matériaux, d’objets dont nous estimons ne plus avoir l’usage.  

En France, chaque habitant jette en moyenne quelque 350 Kg de déchets par an dans sa poubelle. Si on y ajoute les déchets industriels et ceux produits par l’agriculture, la moyenne de déchets produits par Français avoisine les 14 tonnes par an !

Nous avons dû créer des circuits de recyclage pour en retraiter une partie, des usines d’incinération pour brûler ce qui peut l’être… Une vraie filière du traitement des déchets s’est installée dans notre paysage économique, générateur d’emplois et souvent rentable financièrement.

Il nous aura fallu attendre le cri d’alarme des climatologues pour accepter de regarder la réalité en face, découvrir le niveau de pollution de nos sols, de nos océans.  Ce système nous entraîne, à terme, à notre perte. Nous croulons sous les déchets non recyclables ; nous souffrons des conséquences pour notre santé…

Il y a urgence à réagir en acceptant de remettre en cause  nos modèles de consommation, nos modèles économiques et en luttant contre le gaspillage des biens et des ressources. Même si nous pouvons déjà opérer des changements à l’échelle individuelle, nous sommes convaincus que c’est collectivement que nous devons  construire des solutions qui enrayent ce processus. Il en existe. A nous de décider de les développer en soutenant des projets d’économie circulaire, collaborative dans le cadre de l’économie sociale et solidaire.

Élisabeth JANVIER

Tête de liste « Concarneau Solidaire et Durable »

La politique de l'autruche et la gestion des déchets

Par Thomas Le Bon

 Face à nos déchets, nous avons tendance à « faire l’autruche », c’est-à-dire à refuser de regarder la réalité en face.  Mais, saviez-vous que, lorsqu’elle plonge la tête dans le sable, l’intention de l’autruche n’est pas de se détourner de la réalité ? En réalité, la connaissance de l’animal nous apprend qu’il s’agit pour elle de protéger quelque chose de précieux : les œufs qu’elle a pondus et ensevelis.

Imitons donc l’autruche, pour un temps ! Plongeons la tête dans notre poubelle et regardons de près ce que nous y avons jeté. Nous découvrirons alors qu’environ un tiers de nos déchets est incinéré, qu’un un autre tiers ira joncher le sol de nos décharges et que le dernier tiers seulement sera concerné par le recyclage ou le compostage. Penchons nous donc encore un peu et apprenons à séparer le bon grain de l’ivraie.

Notre poubelle classique est destinée à l’incinérateur ou à la décharge. Cette politique de gestion des déchets semble correspondre à la politique de l’autruche en son sens erroné : on enfouit nos déchets dans la terre ou on les brûle, pour ne plus les voir. Pourtant, même invisibles, ils abîment durablement notre environnement. Mais les incinérateurs ne sont-ils pas des « unités de valorisation énergétique » ? Les déchets qu’on y achemine doivent permettre de produire de l’énergie grâce à la chaleur produite lors de la combustion. Ne s’agit-il pas d’un cycle vertueux ? Peut être. Encore faut-il prendre en compte, outre la pollution engendrée, la destination de l’énergie produite : à quoi sert-elle ? Si elle sert à produire des bouteilles en plastique ou à chauffer des tomates en faisant fi de toute préoccupation environnementale, les « unités de valorisation des déchets » risquent bien de reproduire l’ivraie dont il s’agissait initialement de se départir.

 Certes, le plastique est recyclable. C’est partiellement vrai (tous les plastiques ne le sont pas). Mais l’autruche qui regarde d’un peu plus près ce qu’elle a mis dans sa poubelle et ce qu’on va en faire ne manquera pas de distinguer le recyclage et le réemploi. Le recyclage repose principalement sur la destruction d’un objet et sa recomposition. Il implique une consommation d’énergie et engendre une réduction progressive de la masse de matière première que l’on entend recycler. Recycler le plastique et le carton c’est un progrès, mais ce n’est pas non plus la panacée, ne soyons pas dupes de la novlangue de certains industriels. La « consigne » des bouteilles en plastique, intégrée à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, intervient comme un vecteur de déni. Le plastique sera recyclé et non réutilisé.

 A contrario, les réseaux de consigne ont été délaissés en France depuis les années 1980 au profit du tout jetable, qu’il soit recyclable ou pas. La politique de l’autruche bien comprise nous invite donc à réinvestir ce système pour réduire notre empreinte sur l’environnement. On sait par exemple qu’une bouteille en verre consignée peut émettre jusqu’à 80% de moins de gaz à effet de serre qu’une bouteille en plastique sur l’ensemble de son cycle de vie et que le lavage d’une bouteille consomme 15 fois moins d’énergie que sa fabrication. Revenir au système des consignes nous rapprocherait de l’idéal politique de l’autruche : celui du recyclage en boucle. Après utilisation, l’objet est réinséré dans un processus conduisant à sa reproduction à l’infini, sans déperdition d’énergie. Pour voir la réalisation pleine et entière de son idéal, l’autruche se tourne vers son compost et s’émerveille de sa magie.

Billet: A qui çà "serres" ?

Par Yves Le Roy

Notre communauté d’agglo (CCA) et la ville de Concarneau en tête s’apprêtent à fournir de l’énergie issue de l’incinération de nos déchets à un projet de serres industrielles sur des terres agricoles. Le tout au profit, d’un business agro-industriel indifférent à la transition écologique, au prétexte d’une économie pseudo circulaire !

Cette énergie appartient, de fait à la collectivité des citoyens qui l’ont payée par leur redevance  «ordures ménagères»:   n’a-t-on pas notre mot à dire ?

 

Alors pourquoi préférer chauffer des serres visant à produire des tomates hors saison et hors sol,  plutôt que de fournir de la chaleur à des familles concarnoises qui n’ont pas les moyens de se chauffer correctement l’hiver ?

Nos élus seraient bien inspirés par les solutions mises en place dans les territoires « en transition ». Exemple : l’énergie disponible à Concarneau pourrait largement alimenter un réseau de chaleur pour tout le quartier de Kérandon et bien plus, en lieu et place de chaudières individuelles au gaz polluantes et non-durables.

Au lieu de cela, quand des citoyens demandent légitimement à être informés et à s’exprimer sur ce projet, ils ne rencontrent que mauvaise foi, mensonge et dissimulation. Ainsi, lors du débat électoral organisé par Bretagne Transition, Monsieur Bigot se permet même d’ironiser sur la connaissance du projet que pourrait avoir l’intervenante de la liste Concarneau Solidaire et Durable alors que celui-ci n’est pas rendu public !

« Pas de chance », Monsieur Bigot ! Il existe encore des services de l’État qui font leur travail et des associations environnementales qui assurent une veille militante. Le rapport de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAE) est public et riche d’informations sur ce projet scandaleux. [ Rapport MRAE ]

Il est grand temps que nos élus en place s’expliquent sur l’absence de pertinence sociale et écologique de ces serres monstrueuses et cessent de prendre les citoyens pour des légumes hors saison !

Comptons sur les futurs élus(es) de Concarneau Solidaire et Durable pour mettre en œuvre une gouvernance démocratique et participative afin de répondre à l’urgence d’une transition sociale et écologique !

Un collectif de citoyens et d’associations opposés à ce projet s’est créé.

N’hésitez pas à le rejoindre :

Le Collectif Spontané Concarnois & Riverain

Pour les contacter:
Par téléphone: 06 30 73 73 91 
Par Mail : cscr.concarneau@gmail.com
Site internet : https://cscrconcarneau.wixsite.com/monsite
Facebook : https://www.facebook.com/collectif.riverains.568
Twitter : https://twitter.com/CConcarneau
Pétition Change.org : http://chng.it/ZHVsMgm7

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